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Nunatsiaq : le beau pays
Mais, cette nature généreuse et réservée
ne soffre pas au premier venu. Pour découvrir ses richesses,
ses secrets, sa vie, il faut lui prêter attention, ne pas
la brusquer, sarrêter et lobserver. Elle exige
le recueillement. Alors seulement, vous offrira-t-elle ce quelle
a de plus beau : ses ours blancs
qui chassent aux abords de la banquise; ses phoques,
étendus sur la glace, qui se prélassent au soleil
du printemps; ses petites hardes de caribous
qui paissent nonchalamment.
Que dire de ses lièvres nerveux, quoique suffisamment effrontés
pour jeter un oeil à ces créatures étranges
couvertes de vêtements aux couleurs bizarres et qui se croient
les observateurs. Comment ne pas mentionner ses loups
et ses renards furtifs qui préfèrent
la pénombre à la lumière de midi. Et, pourquoi
pas, ses fabuleuses baleines boréales,
les airvik, dont une seule suffisait à nourrir tout
un camp pendant la durée de lhiver. Sans oublier cette
autre créature quasi mythique à la longue corne torsadée,
le narval, qui vient soffrir
en spectacle et respirer dans les chenaux, ces longs corridors deau
libre entre deux morceaux de banquise.
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