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Le patrimoine des francophones du Nunavut :
un héritage à découvrir
Votre voyage au Nunavut vous donnera loccasion de découvrir,
à Iqaluit, une communauté
francophone vibrante et dynamique. Une visite à lAssociation
des francophones du Nunavut ou à lécole
des Trois-Soleils vous permettra dapprécier laccueil
chaleureux des gens de chez nous.
Des francophones au nord du 60e parallèle? Cela vous étonne?
Vous serez alors surpris dapprendre que leur présence
dans lArctique remonte à plus dun siècle.
Lhistoire nous raconte que, dès la seconde moitié
du 19e siècle, les équipages de baleiniers comptaient
déjà bon nombre de francophones. Lun deux,
Jean-Baptiste Racine, mena un bout de vie et coula ses vieux jours
aux abords de la baie Cumberland. Son fils, Paul, dont la mère
était une Inuite de la région, fut amené par
son père au collège de La Prairie, où il étudia
pendant près de dix ans. En 1887, alors âgé
de 16 ans, Paul décida de retourner chez lui, dans lArctique.
Il fut probablement le seul Inuit de lépoque à
parler non seulement inuktitut et anglais, mais aussi français.
Il joua bientôt un rôle de leader auprès des
Inuits et des baleiniers.
Lhistoire du début du 20e siècle nous parle
aussi, mais parcimonieusement, de létablissement dans
la baie dHudson de Revillon Frères, une maison de fourrures
parisienne qui mena une chaude lutte à la Compagnie de la
Baie dHudson. Cest dailleurs Revillon Frères
qui finança le célèbre film
Nanook of the North, réalisé par Robert
Flaherty.
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