Mammifères
marins
BALEINES
Béluga
- Narval - Baleine
boréale - Autres baleines
Fascinants à observer, les bélugas, les narvals et
les baleines boréales sont les trois seules baleines vivant
dans les eaux de l'Arctique douze mois par année. Il arrive
cependant d'en observer d'autres espèces durant l'été.
Bélugas (qilalugaq)
Ces petits cétacés blancs et dentés font partie
des rares baleines qui ont le cou et la bouche assez flexibles pour
effectuer une grande variété d'expressions faciales
ainsi que pour fourrager le fond marin à la recherche de
nourriture. Les bélugas sont des êtres sociables. Ils
produisent une large gamme de sons; les anciens baleiniers les surnommaient
« canaris de la mer » et les Russes, qui leur ont donné
leur nom commun, utilisent l'expression « qui crie comme un
béluga » lorsqu'ils parlent de quelqu'un de bruyant.
Ces mammifères se tiennent en groupe, là où
l'océan est libre de glace et où ils ont accès
à l'air libre durant l'hiver, pour ensuite migrer ensemble
plus au nord, avec l'arrivée du printemps. Le béluga
est bien adapté au climat de l'Arctique : 40 % de sa masse
corporelle est composée de graisse, tandis que le dauphin,
par exemple, na besoin que de 15 % de graisse pour conserver
sa température. Les Inuits aiment bien déguster crue
la peau qu'ils appellent maktaq. Ils consomment aussi celle du narval
et de la baleine boréale. La viande, quant à elle,
sert souvent à nourrir les chiens.
Narval (tuugaalik ou allanguaq)
Le narval possède la plus grande dent de tout l'univers animal.
Cet appendice d'ivoire est l'une des deux dents du mâle; sa
croissance débute dès l'âge d'un an et peut
croître jusquà plus de trois mètres de
longueur. On croit que c'est cette corne exceptionnelle qui donna
naissance à la légende de la licorne, lorsque les
anciens baleiniers aperçurent des narvals sur les plages.
Selon la communauté scientifique, la fonction de cette défense
est plutôt sociale, comme les panaches des cervidés.
Elle servirait à dévoiler l'âge et le statut
territorial de l'individu et serait utilisée lors du combat
des mâles. Quelques femelles en portent également,
ce qui est plutôt hors du commun.
Les narvals sont des êtres grégaires. Ils voyagent
selon l'état et le déplacement des glaces; il arrive
parfois qu'ils en soient prisonniers. S'ils n'en meurent pas, ils
deviennent des proies plus faciles pour les ours polaires et les
morses. Les narvals se nourrissent de soles, de morues, de turbots,
de pieuvres et d'invertébrés.
Baleine boréale (arviq)
Une des particularités de la baleine boréale est que
sa tête représente le tiers de sa longueur totale,
doù son nom anglais bowhead. Malgré sa
grande taille, elle ne plonge pas en profondeur et refait surface
en général aux vingt minutes. Il arrive que cette
baleine voyage en groupe pour se nourrir. Dans ces cas, une dizaine
d'individus avancent en formation, à la recherche de zooplancton.
Comme tous les mammifères marins de l'Arctique, elle se déplace
vers le Sud en hiver avec le mouvement des glaces et remontent avec
l'arrivée du printemps. Les Inuits en consomment la peau
crue (maktaq).
La chasse excessive qui a prévalu au 19e siècle a
bien failli donner lieu à l'extinction complète de
la baleine boréale. Même de nos jours, les populations
de l'Arctique de l'Est restent en danger, la créature est
donc considérée aujourdhui comme une espèce
menacée dextinction.
Le Conseil de la gestion des ressources fauniques du Nunavut a
coordonné une étude, menée de 1995 à
1999, afin d'évaluer le savoir inuit sur ces mammifères
marins. Il y a déjà eu plus de 11 000 de ces baleines
dans ces eaux, mais aujourd'hui la plupart des biologistes s'entendent
pour dire qu'il en reste un millier environ.
Les autres baleines
Au cours de l'été, il est possible d'observer, dans
les eaux maritimes du Nunavut, des épaulards, des baleines
bleues (le plus gros mammifère vivant de la planète)
et des cachalots (les plus grosses baleines à dents).
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