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Mammifères
terrestres
OURS POLAIRE (nanuq)
mi-terrestre/mi-marin
Notre seigneur des glaces est le plus gros carnivore terrestre.
C'est aussi l'animal qui symbolise le mieux le caractère
sauvage du territoire et l'ingéniosité des Nunavois.
Nanuq est très bien adapté au froid : on retrouve
dans sa fourrure plusieurs poils creux qui lui permettent de conserver
sa chaleur, de sisoler du froid et qui agissent comme capteurs
solaires. L'ours est tellement bien adapté au froid que des
températures trop chaudes l'incommodent et peuvent même
s'avérer dangereuses pour lui. Lorsqu'il a chaud, il se creuse
un abri dans le pergélisol; certains atteignent six mètres
de profondeur et seraient utilisés depuis une centaine d'années.
Il y a des ours polaires partout au Nunavut, mais les plus grandes
populations se retrouvent dans les détroits de Barrows et
de Lancaster, le long de la côte sud-est de l'île de
Baffin, ainsi qu'au nord du détroit de Jones. Plusieurs autres
espèces, comme le corbeau, le renard
et même dautres ours, se nourrissent des restes des
carcasses de leurs proies.
Le phoque constitue le menu principal
de ce grand carnivore qui a su développer des techniques
de chasse dignes des meilleurs stratèges. On dit que l'ours
est même conscient que sa robe blanche agit comme camouflage
et lui permet de s'approcher de ses proies. On rapporte même,
dans certains écrits, que l'ours polaire est reconnu pour
couvrir le bout de son museau noir avec sa patte blanche pour le
cacher. Lorsqu'il chasse le phoque, dont la vision diminue beaucoup
au-dessus de la surface de l'eau, l'ours imite un bloc de glace
à la dérive. Dès que le phoque sort sa tête
de l'eau, l'ours nage vers lui et s'immobilise au moment même
où le phoque replonge. Quand il est assez près, il
se jette sur sa proie. Aussi, pour surprendre un phoque, il casse
la glace qui recouvre le trou de respiration, ce qui laisse la lumière
pénétrer dans l'eau. Pour ne pas que le phoque se
doute de sa présence, il enfouit sa tête dans le trou
et attend son repas. Les ours blancs ne se nourrissent pas que de
phoques, ils consomment tout ce qu'ils trouvent. Leur diète,
extrêmement variée, va du béluga
à l'oiseau marin, en passant par la végétation
et les détritus. Avant de consommer sa chair, les Inuits
la font maintenant tester, en l'apportant au Bureau de la faune,
afin d'éviter la transmission de parasites.
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